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La patate douce
La patate douce ou sucrée est une tubercule qui nous vient de loin. Elle se retrouve aujourd'hui dans nos assiettes pour le plus grand bonheur des gourmands. Et c'est sans oublier ses vertus bienfaisantes pour notre santé.

L'histoire de la patate douce

Le terme "patate" est apparu dans notre langue en 1599. Il dérive de l'espagnol batata, qui l'a emprunté à l'une des nombreuses langues parlées par les Arawaks, des indigènes de la région centrale des Amériques – installés notamment dans les Antilles au moment de la Conquête – et, bien sûr, consommateurs de patate douce.

On a longtemps cru que la patate douce venait de l'Inde, et certains l'affirment encore. C'est que cette plante était fort probablement cultivée sur le sous-continent indien avant le XVIe siècle.

Toutefois, des fouilles archéologiques effectuées dans des sites péruviens – où les vestiges les plus anciens datent de 8 000 ans avant notre ère – indiquent qu'elle est bel et bien originaire de l'Amérique du Sud.
On ne sait pas s'il s'agit de variétés cultivées, mais si c'était le cas, la patate douce serait probablement la première plante à avoir été domestiquée dans le Nouveau Monde, voire sur la planète. On n'a jamais trouvé l'ancêtre sauvage de cette espèce, bien qu'on ait trouvé ceux d'autres espèces du genre Ipomoea.

La patate douce fut introduite par les Espagnols et les Portugais en Europe, en Asie, en Afrique et en Australie après la conquête du Nouveau Monde. Par contre, elle a été introduite en Océanie bien avant la découverte de l'Amérique, peut-être vers 1 500 avant notre ère, ce qui signifie qu'elle aurait voyagé vers l'ouest en empruntant les embarcations sud-américaines, puis polynésiennes pour s'installer graduellement sur toutes les îles du Pacifique, où elle fait depuis longtemps partie de l’alimentation de base.

Une autre hypothèse veut que ses semences aient pu être disséminées par des oiseaux, dont le pluvier doré de Polynésie, réputé pour être un visiteur occasionnel des côtes occidentales de l'Amérique du Sud. D'autres chercheurs pensent plutôt que les capsules contenant les semences auraient été entraînées par les courants marins et se seraient implantées le long des rives fertiles des îles du Pacifique.

Aujourd'hui, la patate douce est cultivée dans tous les pays tropicaux, où elle constitue une importante ressource alimentaire. En plusieurs endroits, on en nourrit également les animaux d'élevage.

Les vertus de la patate douce

La couleur de leur chair va de blanc crème à pourpre en passant par l'orange et le rouge. D'un point de vue nutritionnel, les variétés à chair orange ou pourpre sont préférables car elles sont plus riches en bêta carotène.

Ce tubercule délicieux et très nutritif a une saveur sucrée très particulière.

La patate douce est riche en vitamine C.

La variété à chair orange contient également du béta carotène, un caroténoïde qui possède une action antivirale, anticancéreuse et antioxydante, et que l’organisme transforme en vitamine A- un antioxydant qui contribue à la prévention du cancer.

La patate douce est également une source de vitamine E, indispensable à une peau saine.

Très riche en fibres, surtout par sa peau, elle combat le cholestérol et favorise la digestion.

Les nutriments de la patate douce sont les vitamines B6, C, E, bêta carotène, fer, potassium et fibres.

Le petit plus de la patate douce : Une seule patate douce comble plus de 100 % de nos besoins quotidiens en vitamine A.

Valeurs nutritionnelles de la patate douce :

Volume / poids Patate douce sans pelure, bouillie et purée, 125 ml/174 g Une patate douce, cuite au four avec pelure, 114 g (environ 12,5 cm par 5 cm)
Calories 182 kcal 117 kcal
Protides 2,9 g 2,0 g
Lipides 0,5 g 0,1 g
Glucides 42,1 g 27,7 g
Fibres alimentaires 3,1 g 3,4 g

Comment cuisiner la patate douce ?

La patate douce, comme l’igname, se prête aux mêmes usages culinaires que la pomme de terre.

Nettement plus sucrée que celle de cette dernière, sa chair permet également d'en faire des entremets, des marmelades, des puddings, des biscuits, des gâteaux, des glaces, des crêpes ou d'autres desserts.

  • Comme légume d’accompagnement, les cuire à l'eau. Ou en faire des tranches épaisses et les dorer à la poêle, et les cuire jusqu'à ce que l'intérieur soit tendre, puis assaisonner d'une herbe fraîche.
  • Pour des potages ou des veloutés, cuire les cubes de patate douce dans du bouillon de poulet, passer au mélangeur, ajouter de la crème fraîche ou du yogourt, un filet de lime et du gingembre.
  • Pour faire des galettes rôties, râper les tubercules et émincer finement un oignon. Presser dans un linge pour extraire le jus, mélanger avec des oeufs et de la farine et faire frire à la poêle. On peut assaisonner la préparation avec du cumin, des piments forts et du curry.
  • À l’antillaise, faire cuire les tubercules coupés en cubes avec de l'oignon et des morceaux de courge dans du lait de coco assaisonné de clou de girofle, de cannelle et de sel.
  • Intégrer de la chair de patate douce dans les purées de poisson, comme la brandade, un mélange de morue émiettée, d’huile, de crème et d’ail.

En Afrique, on fait un pain plat croustillant en mélangeant en parts égales de la farine de blé et la chair cuite de patates douces. La pâte est ensuite divisée en portions, aplatie et cuite à la poêle, à sec ou avec un peu d’huile.

Ne pas hésiter à intégrer des cubes de patate douce dans le couscous.

Quelques recettes autour de la patate douce